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40 ans de Rock à Brest
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Extraite du livre d'Olivier Polard, "40 ans de Rock à Brest", à paraître en 2005, voici l'histoire tumultueuse du rock à Brest, dans tous ses états et tous ses courants, de 1950 à 1990. Une histoire de formations mythiques et de splits légendaires, de blousons en cuir, de grattes électriques, de concerts épiques, de sueur, de larmes et de boots pointues. En exclu et en avant première, Pas de Scandale vous offre les biographie des groupes qui ont marqué nos jeunesses, celles de nos grands frêres (et soeurs), et celles de nos parents, voire, de nos jeunes grands-parents.
Le début de l'histoire, les salles de balloche, les concerts avec sièges qui volent, Vince Taylor au Mac Orlan, les grattes fabriquées avec des cables de bicyclettes, c'est à venir, dans le livre! Infos sur http://www.lablanche.net


Devil's Delight
Nicolas Cruel
UB Time
UV Jets
Hot Bugs
Gods
Haddock Gibbons
Blue Shades



Electshlaffen
ELECTSHLAFFEN

" On fait une musique de psy, pour lessiver la tête. C'est salutaire : avant on s'emmerdait tellement dans cette ville qu'on passait notre temps à se foutre de la gueule des gens. L'inactivité ça pousse à la hargne. "

Electshlaffen est l'un des groupes les plus originaux qu'ait connu Brest. Début 1981, André Guyomac'h, Michel Prigent et Pierre Bodenes forment le "Sommeil Electrique". A 25 ans, aucun d'eux n'a jamais touché un instrument. Dès le départ, l'objectif est de créer une musique froide, puissante voir violente, hors des cadres établis. Très inspirés par Wire, Captain Beefheart et la vague froide anglaise, le groupe répète beaucoup et leur musique prend forme. Le chant alterne entre l'anglais et le français, mais en plein milieu des morceaux.

 

ElectshlaffenEn septembre 81, Loïc Briard quitte Bordeaux et rejoint le groupe qui gagne énormément en concision. Les premiers concerts impressionnent par la force dégagée par un groupe aux fortes personnalités. Leur musique ne ressemble à rien de connu : stridences, hurlement, souffle sauvage, rythmique quasi tribale. Le public adore ou déteste. Pas de juste milieu. C'est d'ailleurs le but recherché. André qu'on appelle aussi le "Taureau du Bronx", est de plus en plus agressif et en verve contre les invectives du public. Certains comparent le groupe à des égoïstes exhibitionnistes, cyniques et prétentieux, ce qu'ils assument parfaitement d'ailleurs...

A la fin de l'année, une maquette est enregistrée live sur un reevox deux pistes. En mars 82 Electschlaffen participe à la Nuit Du Bout Du Monde, puis fait la première partie de Louder Animal Group (de Brighton) au Stella. Très bien perçu par un public pointu et intello, le groupe ne fait pas l'unanimité. Tous ne comprennent pas l'intérêt d'une telle expérience musicale, et prennent tout au premier degré. Des tensions internes amènent Electshlaffen à se séparer prématurément en avril , alors que le groupe progressait très rapidement. Le potentiel était pourtant là ce qui donne à Electschlaffen un statut quasi mythique pour ceux qui s'en rappellent. Loïc rejoint Printemps Noir et forme rapidement Splassh dans lequel André fait un passage éclair (un seul concert pour les Vidéocéannes en janvier 83).

 
©
2003 Olivier Polard