HADDOCK
GIBBONS
" Leur style ? c'est une musique habile,
sans concessions, pour des compositions très originales. Très
sûrement l'un des tous meilleurs groupes du moment. " Ouest
France, 1990
" Viens faire un tour dans ce
terrain vague
Voir si je te veux,
Expérimente mes lassitudes
Estime ce que je vaux "
Morte Saison, 1989
En juin 1987, François Barvec (guitare, ex Metallique Baroque)
rencontre Philippe Stourm. Pendant plusieurs mois, ils composent
leurs premières maquettes dans un local improvisé au 1er étage
du bar le Blues Time (auquel ils dédieront une chanson Blues Time
Bop). Leurs influences, très différentes, vont de Lou Reed à XTC,
de Gainsbourg à Prince. En fait, tout les inspire, même la musique
brésilienne qu'ils mixent sauvagement avec des boîtes à rythmes.
Les deux premiers concerts se font avec appoint de bandes magnétiques.
Pascal Morvezen, ancien bassiste de Coyote Pass et Erwan Le Bousse
(batterie) complètent la formation à l'automne 1988.
Au
printemps, les concerts dans les cafés-concerts s'enchaînent rapidement.
Ils font forte impression avec un rock au goût acide. L'attention
se focalise aussi sur les textes en français. Peu de groupes brestois
proposent à l'époque des paroles aussi abouties. Dérives diverses,
expériences chaotiques, des thèmes que l'on retrouvera plus tard
chez Miossec.
Une première maquette (" Tout va bien ")
est réalisée au CCM en mai 1989. Les Haddock Gibbons se placent
alors comme la révélation de la scène brestoise. Ils jouent avec
les Monotones, les Sales Majestés, les Hot
Bugs et assez souvent avec les Locataires avec qui ils
partagent le même local. Ils partent d'ailleurs à Paris avec ces
derniers pour une date au Pré Saint-Gervais. L'entraide entre
les deux formations est importante (matériel, sonorisation, écriture,
soirées arrosées…).
Pour promouvoir le groupe, leur manageur
Pierre Cloarec, décide de produire deux 45 tours qui sont enregistrés
au studio Amadeus par Patick Péron. Les pochettes sont signées
Martine Talagas et les disques sortent en même temps en décembre
1989. Les saxophonistes Serge Leroux des Locataires et Bernard
Le Dréau d' UB Time participent
aux sessions. Le pari de Pierre Cloarec est osé. Produire deux
45 tours d'un groupe encore jeune et peu connu en dehors de Brest,
peut aboutir à un gros trou financier, ce qui arrive. Ceux qui
suivent le groupe de près ne retrouvent pas la folie que les Haddock
Gibbons dégagent sur scène. Les disques se vendent peu malgré
les nombreuses dates effectuées en Bretagne.
En
mars 1990, ils sont à l'affiche de l'anniversaire du CCM où ils
font forte impression: " Un set très cohérent, un rock qui intègre
parfaitement ses influences. Haddock Gibbons est assurément le
groupe le plus original de la scène rock brestoise. A suivre de
très près. " Jean-Luc Germain, le Télégramme. Ils font la première
partie des Thugs (qui cherchent à les produire) à deux reprises,
des City Kids…Jean-Yves Queffelec de l'association New Déclic
reprend le groupe en main qui cherche en vain un deuxième guitariste.
Malheureusement, les Haddock s'essoufflent. Le groupe paye le
prix de son éclectisme et peine à élargir son audience. Une dernière
maquette (" Mexico ") est réalisée au CCM mais la lassitude et
les tensions minent définitivement la formation qui fait un ultime
concert le 2 mars 1991.
Erwan
Le Bousse rejoint les Locataires. Tous les membres du groupe participeront
en 1995 à l'aventure " Dimanche " avec André Guyomac'h. François
Barvec et Philippe Stourm ont depuis formé un nouveau groupe du
nom de Dogger.
EP ( Amadeus / les Têtes Noires ) 1990
Morte Saison / Absence De Malice
EP ( Amadeus / Les Têtes Noires ) 1990
Je Sors / Les Amis Sont Partis