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Extraite
du livre d'Olivier Polard, "40 ans de Rock à
Brest", à paraître en 2005, voici l'histoire
tumultueuse du rock à Brest, dans tous ses états
et tous ses courants, de 1950 à 1990. Une histoire
de formations mythiques et de splits légendaires, de
blousons en cuir, de grattes électriques, de concerts
épiques, de sueur, de larmes et de boots pointues.
En exclu et en avant première, Pas de Scandale vous
offre les biographie des groupes qui ont marqué
nos jeunesses, celles de nos grands frêres (et soeurs),
et celles de nos parents, voire, de nos jeunes grands-parents.
Le
début de l'histoire, les salles de balloche, les concerts
avec sièges qui volent, Vince Taylor au Mac Orlan,
les grattes fabriquées avec des cables de bicyclettes,
c'est à venir, dans le livre! Infos sur http://www.lablanche.net

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DEVIL'S
DELIGHT
"Cinq diables enflammés, un rock power pour libérer toutes
les énergies: guitares incandescentes à vous faire griller les
amplis, une basse qui lacère et vous tord les tripes, un batteur
qui fouette vos nerfs à vif et un chanteur né dans la douleur,
qui lâche tous les chiens de l'enfer de tant d'amour qui le brûle.
Au secours!".
The Secret Faith nait en juillet 1985 et
comprend Olivier Delaire (chant), Ronan Corre (guitarre), son
frère Ian (batterie) ainsi que Fabrice Saint-Jal (basse).
Le groupe, très jeune, joue une new-wave, proche des Cure
et de Joy Division. Une K7 quatre titres leur permet en juin 1986,
de participer, à la première édition de Rock
Sur La Blanche (c'est leur deuxième concert). Ils se sabordent
à la fin de l'année et renaissent sous le nom de Devil's Delight.
Fabrice Saint-Jal est remplacé par
Jean-François Caledec et Christophe Delaire, le jeune frère
d'Olivier assure les claviers. Leur musique se durcit et s'éloigne
complètement des premières influences. Il faut désormais aller chercher
les références dans les sixties et le rock australien. Ils présentent
leur nouvelle formule à la deuxième édition de Rock
Sur La Blanche et reçoivent un accueil enthousiaste.

Il faut dire que les premiers concerts sont
impressionnants de concisions et de panache. Ils ont murit et leur
néopsychédélisme garage d 'excellente facture permet à la scène
brestoise de développer un courant sixties distinct, avec les autres
formations du genre que sont les Docktones et Coyote Pass. Au contraire
des deux précédents, leur répertoire est composé exclusivement de
compositions en anglais qui n'ont rien à envier aux groupes
des compilations Peebles qu'ils vénèrent (compiles
mythiques qui reprennent les meilleurs titres des groupes garages
US des années 60 comme les Seeds, the Action....)
Le groupe enchaîne les premières parties:
Kalashnikofs, Thugs, Meteors, Dominic Sonic, Washington Dead Cats,
Raorunners, 999 et Larry Wallis, Tav Falco.
Christophe Delaire s'en va en juin 1988,
après un dernier passage à Rock Sur La Blanche. Il est remplacé
par Marc Fontenoy, l'un des meilleurs guitaristes de la région.
Leur musique quitte un peu les sphères du psychédélisme pour devenir
plus radicalement garage, entre les Stooges et les Flamin' Groovies.
Les Devils gagnent en efficacité tant les riffs et les solos de
Marco sont précis et affûtés. Olivier assure le show par sa fougue
et son look de jeune dandy rock'n roll (ce qu'il est d'ailleurs).
 Michel
Carval prend en main le groupe et les concerts déjà nombreux s'intensifient
encore. Ils jouent à Caen, Orléans, Tours, Lille, Nantes...et ouvrent
pour les Fleshtones, les Vibrators, les Creeps, Arno ou encore les
Miracles Workers à l'UBU en juin 1989: "On voudrait remercier
la première partie, Devil's Delight, pour leur set fantastique!".
Ils ouvrent également pour les Vandals au Gibus et les Barracudas
au New Moon et passent en interview sur Oui Fm pour l'occasion.
Début 1990, Luc Marghalo remplace Michel Carval comme manager. Le
rythme se ralentit. Leur seul seul titre "officiel" est
enregistré au studio Amadeus par Patrick Péron pour la compilation
"90 de Rock" de Caen. La lassitude et le manque de moyens
amène les 5 diables à se séparer à l'automne 1990 après deux
très bons concerts en ouverture des Pirates au festival de Quemeneven
et salle Surcouf pour 1'anniversaire du CCM. La signature tant attentdue
n'est jamais venue alors que les Devil's Delight méritaient
une place de choix dans l'univers rock hexagonal.
K7 4 titres (CCM/ autoprod 1988)
Compilation "90 De Rock" (4ACDO290) 1990, Association
Cogorock, Dragsters Girl |
Olivier
Delaire: chant
Chritophe Delaire: clavier
Marc Fontenoy: guitare
Ian Corre: batterie
Ronan Corre: guitare
Jean-François Caledec: basse
Michel Carval/Luc Marghalo: management |
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